2014 en révision

14 janvier 2015

Merci à tous ceux et celles qui ont consulté ce blogue en 2014. Il a été en dormance depuis quelques mois : je compte bien le faire revivre en 2015 !

Thank you all for your visits in 2014. I haven’t used it for several months, but it should change in 2015!

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 3 800 fois en 2014. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 3 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Erasmus Intensive Programme, Vilnius (Lituanie)

7 mai 2014

Depuis la fin avril, je suis à Vilnius où j’accompagne un groupe d’étudiants de la Haute école de la province de Liège qui représentent la Belgique au programme intensif européen sur les Droits de l’Homme et la démocratie en Europe. Le programme dure deux semaines et les étudiants suivent les cours de professeurs du Portugal, d’Angleterre, des Pays-Bas, de Lituanie et de Turquie (en plus de ma présentation !), et les présentations de responsables d’organisations locales. Une belle expérience, en somme, où les étudiants de divers pays de l’Union peuvent échanger entre eux dans le cadre d’une ville splendide. C’est bien par les échanges et les collaborations que l’on construit l’Europe !

Étudiants participant au Programme intensif européen à Vilnius / Students in the Erasmus Intensive Programme in Vilnius

Étudiants participant au Programme intensif européen à Vilnius / Students in the Erasmus Intensive Programme in Vilnius

Since the end of April, I am in Vilnius with a group of students from the Haute école de la province de Liège. We are representing Belgium at the European Intensive Programme on Human rights and democracy in Europe. It is a two-week programme and students follow courses from teachers of Portugal, England, the Netherlands, Lithuania and Turkey (including mine!), and presentations from local organisation leaders. This programme shows how exchanges help to build Europe!


Festival de géopolitique

2 avril 2014

IMG_6003Jusqu’à dimanche, je participe au Festival de géopolitique organisé par la Grenoble École de management. Ce Festival en est à sa 6e édition et porte cette année sur l’état des relations entre l’Europe et l’Eurasie (et en particulier avec la Russie). On ne peut aborder un sujet plus d’actualité avec la situation en Ukraine ! En guise de pré-festival, des étudiants ont organisé un exercice de simulation d’un Conseil européen. Chaque étudiant a préparé un laïus présentant la position de son « pays » face à la Politique de voisinage de l’Union. Il y a ensuite eu un débat, fort intéressant d’ailleurs puisque c’était là qu’où on pouvait juger le mieux comment les étudiants « représentaient leur pays ». Deux étudiants représentaient aussi des journalistes faisait un reportage pour ARTE et la télé russe. Cette simulation faisait partie d’un cours et l’exercice m’a semblé fort intéressant.
Ma participation à ce Festival à été rendue possible grâce à la Haute école de la province de Liège.

***

IMG_5996Until Sunday, I will participate in the Geopolitics Festival organized by the Grenoble School of Management in France. For its 6th edition, the Festival will focus on the relationships between Europe and Eurasia (and especially with Russia). It is probably not possible to have a more current issue with the situation in Ukraine! As a pre-festival event, some students organized a simulation of a European Council. Each student prepared a short presentation of the position of his/her « country » regarding the European Neighbourhood Policy. Then, there was a very interesting debate where students confronted their country’s positions. It was the best moment to see if they integrated their country’s policies. I can tell you that UK’s representative did it very well. We all laughed when he threatened to cut the funding to the EU! This simulation was part of a course and the exercise seemed very interesting to me.My participation in this Festival was made possible thanks to the Haute École de la province de Liège.


Une campagne qui s’annonçait calme… ?

11 mars 2014

20a9d6816afb3bd65bc339e2c7a4e4acJe ne vous annoncerai pas une grande nouvelle dans cet article : ce n’est d’ailleurs pas mon rôle, heureusement. Depuis dimanche au Québec, on ne parle que de la candidature de Pierre Karl Péladeau dans la circonscription de Saint-Jérôme pour le Parti québécois. De nombreux commentaires ont été faits sur cette nouvelle, et j’aimerais apporter ma petite pierre.
Avec l’arrivée de PKP se posent trois questions : l’entrée d’un homme franchement de droite dans un parti réputé de centre-gauche ; la remise au centre du jeu du combat pour l’indépendance ; les règles d’éthique à définir dans le cas d’un possible futur ministre qui était il y a encore quelques mois un « magnat de la presse » (Québecor regroupant Vidéotron, TVA, le Journal de Québec, le Journal de Montréal, Sun Media, Archambault et bien d’autres) et un des hommes les plus riches du Québec.
En fait, tout ceci peut être vu – aussi paradoxal que cela puisse paraître – en droite ligne avec ce que je développais dans mon billet précédent : le PQ n’a plus peur (et rien ne l’empêche plus vraiment) de brouiller les cartes. Souffler le chaud et le froid en essayant de ratisser le plus large possible ? Tout un défi. Enfin, si l’homme est une personnalité fort connue et s’avère évidemment un atout, reste à savoir cependant s’il aura suffisamment de flair politique pour savoir jouer convenablement ce dernier.
Quant à la position délicate de savoir si un homme si « puissant » peut s’engager en politique sans qu’il n’en vienne à confondre les intérêts de l’État avec les siens, je pense que la question se pose réellement au delà d’un simple respect du code d’éthique actuel de l’Assemblée nationale. La situation est on ne peut plus exceptionnelle. Mais toute proportion gardée, la même question se pose aussi pour ces journalistes qui passent d’une profession à l’autre (elle se pose d’ailleurs en ce moment en Belgique où des élections se préparent aussi). Pour s’assurer d’une véritable indépendance, seule une période de temps « raisonnable » devrait espacer profession et politique, période variable selon les circonstances. Mais dans le cas de M. Péladeau, on peut encore se demander si sa carrière politique sera longue…


« Ceux qui ne veulent pas de référendum peuvent voter PQ »

7 mars 2014
La page « Indépendance » du site Web du Parti québécois

La page « Indépendance » du site Web du Parti québécois

Je me suis pratiquement étouffé en ouvrant la page Web de La Presse ce soir :

Pauline Marois invite aussi les électeurs qui ne souhaitent pas de référendum à voter pour le Parti québécois (PQ). «Si (un électeur) est intéressé par le programme du PQ, il devrait voter pour», a-t-elle déclaré à Drummondville.

Voilà une façon bien cavalière de mettre l’idée d’indépendance sous le tapis… pour la faire peut-être ressortir une fois le parti au pouvoir ? Selon le même article,

Mme Marois refuse de dire si elle déclencherait un référendum sur l’indépendance dans un mandat majoritaire. «Il n’y a pas d’engagement à tenir un référendum, mais il n’y a pas d’engagement non plus à ne pas tenir de référendum», a-t-elle expliqué. Elle ne veut pas «faire de stratégie ouverte».   Elle propose de déposer un livre blanc sur l’avenir du Québec. Dans son gouvernement, certains y voient une consultation. D’autres y voyaient un outil de promotion de l’indépendance.
«On ne fera pas ça en cachette. On ne fera pas ça dans la nuit. Et il faudra qu’il y ait un certain consensus», a-t-elle ajouté. «Je vais respecter les Québécois, je ne vais pas les bousculer. Et nous aurons le temps de revenir sur cette question, si tant est qu’elle est amenée sur le devant de la scène.»

Il est tout de même bizarre qu’une question si importante ne fasse plus l’objet d’un engagement électoral clair pour le PQ. On sait toutefois comment cette question fut pendant de nombreuses années un « boulet politique » pour cette formation qui proposait une option de moins en moins populaire. Rappelons que le programme du Parti Québécois a toujours «pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement » [c’est nous qui soulignons]. Assisterions-nous maintenant à la stratégie du « référendum surprise » ?

* * *

I almost choked when I opened La Presse Web page tonight:

Pauline Marois also invites voters not wanting a referendum to vote for the Parti québécois (PQ). « If (an voter) is interested in the program of PQ, he or she should vote in favour », she said in Drummondville [our translation].

This is an interesting way to sweep the idea of independence under the carpet… and perhaps to come back with it once elected? According to the same article,

Ms. Marois refuses to say if she would trigger a referendum on independence in a majority mandate. « There is no commitment to holding a referendum, but there is no commitment either to not holding a referendum, » she said. She does not want an « open strategy ». She suggests to submit a white paper on the future of Quebec. In her Government, some see it as consultation, others saw it as a tool for the promotion of independence.
« We won’t do this secretly. We won’t do this over night. And there will have to be a certain consensus, » she added. « I will respect the Québécois, I will not blindside them. « And we will have time to come back to this issue, should it be brought up again. » [our translation]

It is also odd that such an important issue doesn’t seem to be a clear electoral commitment for the PQ anymore. We know how this question was a « political millstone round PQ’s neck » when the option was less and less popular among Quebeckers. We should not forget that the « [Parti Québécois’s] primary objective [is] to achieve Quebec’s sovereignty following consultation of the population by referendum at the time deemed appropriate by the Government » [emphasis added]. Are we going to witness the strategy of a « surprise referendum »?


Élections au Québec le 7 avril prochain

5 mars 2014

Assemblée nationale QuébecLa première ministre Pauline Marois a annoncé il y a quelques heures qu’elle a demandé au lieutenant-gouverneur de dissoudre l’Assemblée nationale. Le Québec est donc en campagne électorale après 18 mois de gouvernement minoritaire.
En ce moment, selon les derniers sondages, le Parti québécois est en avance dans les intentions de vote, surtout chez les francophones. Tout n’est évidemment pas joué. Pour ceux qui sont intéressés par l’évolution de l’opinion, je vous invite à consulter l’excellent site Too Close to Call/Si la tendance se maintient. L’intérêt de ce site géré Bryan Breguet, candidat au doctorat en science économiques à l’Université de Colombie-Britannique, est de fournir « des projections électorales dans chaque circonscription en fonction des intentions de votes fournies par les sondages ». Selon les simulations actuelles, le Parti québécois aurait 86,8 % de chances de gagner l’élection, mais serait encore en terrain minoritaire. La Coalition Avenir Québec de François Legault viendra-t-elle brouiller les cartes ? Que feront les petits partis comme Québec solidaire ? Comment sera perçu le nouveau chef libéral ? Pour l’instant, il semble que ce soit surtout les déçus de la politique qu’il faudra convaincre et ces derniers sont de plus en plus nombreux.
En terminant, je fais un clin d’oeil à ma cousine, Véronique Fournier, qui se présente sous la bannière du Parti québécois dans Saint-Henri-Sainte-Anne !

The Prime Minister Pauline Marois asked the Lieutenant Governor to dissolve the National Assembly a few hours ago. Quebec is therefore in elections after 18 months of minority government.
At this time, according to the latest polls, the Parti Québécois is ahead in voting intentions, especially among francophones. But there is still a campaign to do. For those who are interested in the evolution of opinion, I invite you to visit the excellent site Too Close to Call/Si la tendance se maintient. The site managed by Bryan Breguet, candidate to PhD in economic science at the University of British Colombia, « provides electoral projections at the riding level for Canadian federal elections as well as some provincial ones. Projections are based on the most recent polls ». According to the current simulations, the Parti Québécois would 86.8% likely to win the election, but would still be in minority land. Will François Legault’s Coalition Avenir Québec come muddying the waters? And small parties as Québec solidaire? How will the new liberal leader be perceived? For now, it appears that the disappointed about politics will be the ones to convince, and they are more and more numerous.
In closing, I would like to mention that my cousin, Véronique Fournier, will be candidate under the banner of the Parti Québécois in Saint-Henri-Sainte-Anne!


Être jeune et vivre vieux au Canada et au Québec

1 février 2014

IMG_5555-1Il me reste encore quelques heures pour souhaiter une bonne année 2014 à mes fidèles lecteurs… que j’ai un peu négligés ces derniers mois ! C’est le temps de me rattraper maintenant, surtout que j’ai plusieurs résultats de recherche à communiquer ! Je le ferai graduellement au cours des prochaines semaines.
J’assiste d’ailleurs en ce moment à une conférence interdisciplinaire fort intéressante organisée par l’Institut brêmois d’études canadiennes et québécoises, sur « Être jeune et vivre vieux au Canada et au Québec« . De nombreux thèmes sont abordés et j’ai été invité à parler des événements étudiants de 2012 à la lumière de l’idée de conflit générationnel (un sujet que j’ai souvent abordé dans ce blogue).
Après avoir présenté un petit vidéo et les jalons des événements, je démontre pourquoi je ne crois pas que l’on puisse dire que ce mouvement a conduit à la formation d’une génération politique (à tout le moins pour l’instant) – les résultats des élections de septembre 2012 qui ont suivi la crise en étant une sorte de « preuve ». Par contre, le mouvement a certainement permis la création d’une prise de conscience d’une génération « sociale » qui sera confrontée à la remise en question (ou non) du modèle social québécois. Un document de travail récent de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, La soutenabilité budgétaire des finances publiques du gouvernement du Québec, aborde d’ailleurs plusieurs dimensions d’autres crises sociales à venir.
Il faudra revenir sur ces questions dans de prochains blogues…

I still have a couple of hours to wish a Happy New Year 2014 to my loyal readers… that I somewhat neglected these last months! I have to take good resolutions now, especially since I have several search results to communicate! I will gradually do so over the next few weeks.
I am attending at the moment at a very interesting interdisciplinary conference organized by the Bremen Institute of Canadian and Quebec Studies, « Being Young and Growing Old in the Canada and the Quebec City« . Many themes are discussed and I was invited to talk about the students events of 2012 in the light of the idea of generational conflict (a topic I have often discussed in this blog).
After presenting a short video and milestones of the events, I demonstrate why I do not think we can say that this movement led to the formation of a political generation (at least for now) – the results of the 2012 elections that followed the crisis by being some kind of « proof ». However, the movement has certainly allowed the creation of an awareness of a ‘social’ generation that will face questioning (or not) of the Quebec social model. A recent document of the Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de SherbrookeLa soutenabilité budgétaire des finances publiques du gouvernement du Québec,, also addresses several dimensions of other upcoming social crises we can easily forecast.
I will have to revisit those issues in upcoming blogs…