Political and Civic Engagement – Multidisciplinary perspectives

15 janvier 2015

9780415704687A new book edited by Martyn Barrett and Bruna Zani, Routledge – 2015 – 562 pages

Based upon a three-year multi-disciplinary international research project, Political and Civic Participation examines the interplay of factors affecting civic and political engagement and participation across different generations, nations and ethnic groups, and the shifting variety of forms that participation can take.

The book draws upon an extensive body of data to answer the following key questions:

Why do many citizens fail to vote in elections?
Why are young people turning increasingly to street demonstrations, charitable activities, consumer activism and social media to express their political and civic views?
What are the barriers which hinder political participation by women, ethnic minorities and migrants?
How can greater levels of engagement with public issues be encouraged among all citizens?
Together, the chapters in this volume provide a comprehensive overview of current understandings of the factors and processes which influence citizens’ patterns of political and civic engagement. They also present a set of evidence-based recommendations for policy, practice and intervention that can be used by political and civil society actors to enhance levels of engagement, particularly among youth, women, ethnic minorities and migrants.

Political and Civic Participation provides an invaluable resource for all those who are concerned with citizens’ levels of engagement, including: researchers and academics across the social sciences; politicians and political institutions; media professionals; educational professionals and schools; youth workers and education NGOs; and leaders of ethnic minority and migrant organizations and communities.

See all the contributors, including Claire Gavray, Michel Born, and myself!


Non-Conventional/Illegal Political Participation of Male and Female Youths

25 octobre 2012

A new article by Claire Gavray, Bernard Fournier, and Michel Born:

Belgian data from the PIDOP project show that boys are more involved than girls in illegal political actions, namely the production of graffiti and other acts of “incivility”. These activities must be considered in both groups as complementary to conventional political and social participation and not as their opposite. The main explanatory factor is the level of the perceived efficaciousness of such actions. The lack of trust in institutions and the level of awareness of societal discrimination play no significant explanatory role. In males, the involvement level in these activities depends on feelings of personal discrimination and on the lack of freedom concerning individual choice, confirming the theory of societal vulnerability and Honneth’s theory of recognition. This level also increases along with increasing opportunities to make acquaintances and have fun in the neighbourhood. In females, this involvement is explained by the distance with regard to pro-sociality level.

Human Affairs, July 2012, Volume 22, Issue 3, pp 405-418.


Beyond the Lack of Political Interest Among Adolescents (IPSA Madrid)

12 juillet 2012

I did my presentation this morning on the values of young students involved in either civic or political participation. Are they as different as we may think? It went well and I had good comments. If you want a copy of those preliminary results, don’t hesitate to contact me.

J’ai fait ma présentation ce matin sur les valeurs des étudiants engagés dans une participation de type « civique » et une participation de type « politique ». Sont-ils si différents qu’on pourrait le penser? Tout s’est bien passé et j’ai eu de bons commentaires. N’hésitez pas me contacter pour recevoir une copie préliminaire des résultats (en anglais).

Several researches have showed that adolescents and young people in general are not interested in politics and do not want to be involved in political parties. On the contrary, they seem to favour largely participation in organisations campaigning for the defence of human rights or the environment (civic participation). However, this image does not show the complex web of relationships between participation and interest of today’s youth. First, the purpose of this paper is to suggest a more complex image considering the interest in politics and the reality of participation. Second, we would like to compare the set of values among participants: do they contest our present social and economical system or do they share their core values? Are they so opposed to “traditional” politics and how? In fall 2011, we have conducted a new survey among 684 students in 7 high schools in Liège, Belgium. To our surprise, if differences exist in the appreciation of politics for those who reject political participation, there are no differences when we compare social values. With the raise of new interest in politics among the youth, this is a call for further researches.

De nombreuses recherches ont montré que les adolescents ne sont pas intéressés par la politique et ne veulent pas s’engager dans les partis politiques. Par contre, ces mêmes enquêtes indiquent qu’ils appuient largement la participation dans des organisations pour la défense des droits de l’Homme ou de l’environnement (une participation civique, dirons-nous). Toutefois, ne garder que cette seule image ne permet pas d’illustrer les nombreuses interactions entre les participations et les intérêts de la jeunesse d’aujourd’hui. La présente communication vise d’abord à proposer une image plus complexe en comparant l’intérêt politique et la participation, puis, en comparant les valeurs des adolescents qui s’engagent dans une participation de type civique – et ces derniers ne sont finalement pas si nombreux : contestent-ils l’ordre social et économique actuel ? s’opposent-ils à la politique traditionnelle et comment ? À l’automne 2011, nous avons réalisé un sondage auprès de 684 étudiants dans 7 écoles secondaires à Liège. Si l’appréciation de la politique diffère chez ceux qui rejettent la participation politique, il est surprenant de constater que ces rejets ne se retrouvent pas au niveau des variables sociales du questionnaire. Avec les changements que l’on observe un peu partout aujourd’hui au niveau de l’engagement des jeunes, ces résultats appellent nécessairement de nouvelles recherches.


Message du RAJE

8 juin 2012

Il m’arrive parfois de faire une petite publicité pour les groupes de jeunes. En voici une, au nom du Rassemblement de la jeunesse citoyenne (RAJE citoyenne). Il intéressera les personnes de la région de Montréal :

RAJE citoyenne est un espace d’expérimentation d’une citoyenneté critique et engagée avec, par et pour des jeunes sans-abri ou en situation de pauvreté et d’exclusion sociale. Il a été initié (août 2010) et soutenu par le Regroupement des Auberges du coeur du Québec.

De nouveau sans financement, le RAJE citoyenne lutte actuellement pour sa survie. Chaque petit geste de soutien comptera pour beaucoup.

Comme vous tous, nous croyons en l’importance de favoriser et d’élargir la participation citoyenne dans une société démocratique, y compris celle des jeunes marginalisés par des ruptures multiples (avec la famille, l’école, le marché du travail, l’espace public et politique) et par leurs conditions de vie. La mission du RAJE citoyenne se situe dans cette perspective : favoriser et soutenir la participation citoyenne de ces jeunes, à partir de leurs intérêts, de leurs aspirations, de leur expertise, de leurs valeurs et de leur culture. C’est pourquoi, sous l’impulsion des jeunes engagés, le RAJE citoyenne a développé une participation citoyenne axée sur l’éducation populaire, l’action collective et l’utilisation des technologies et des médias sociaux.

L’engagement de ces jeunes a donné naissance, entre autres, au documentaire Le film d’une lutte pour exister. Tourné et réalisé par des jeunes engagés, ce film témoigne de leurs efforts pour avoir accès à un revenu minimum et à des mesures de formation et de retours aux études, des injustices structurelles qui se dressent devant eux et des actions citoyennes qu’ils initient pour les dénoncer et proposer des solutions concrètes. Ce film témoigne aussi de leurs efforts pour être reconnu comme citoyens, citoyennes, à part entière et comme personnes humaines dignes de respect.

Nous aimerions vous inviter au visionnement de ce film qui se tiendra au cinéma Beaubien, le mardi 19 juin prochain, de 19h30 à 21h30. Ce sera l’occasion de rencontrer et de discuter avec ses jeunes militants.tes. Cette soirée de cinéma sera aussi une activité de financement.

Informations : Regroupement des Auberges du coeur du Québec

Sometimes, I am happy to relay information from youth movements. This one comes from a movement aiming to support young people in a situation of social and economic exclusion. A documentary will be shown to raise money for the movement in Montreal, on June 19, from 7:30 to 9:30 pm (cinéma Beaubien).


Internationalisation du conflit étudiant

23 mai 2012

Montage réalisé par Radio-Canada.ca

Radio-Canada.ca souligne aujourd’hui que le conflit étudiant québécois a fait l’objet de nombreux articles dans les médias internationaux. Personnellement, j’ai suivi la RTBF, et le site de la société d’État canadienne en mentionne plusieurs autres :

Newsmap

J’ajouterais aussi Slate, qui publie sur le Web de bons articles touchant la politique française et internationale. France24, évidemment, a aussi parlé du « printemps érable ». De mon côté, j’ai aussi fait un petit test en essayant Newsmap, une visualisation originale des nouvelles de Google (une présentation française est aussi faite ici), mais comme nous sommes déjà 24 heures après les événements, la visualisation n’est plus très significative (je n’ai retenu que les articles canadiens, français et américains, en recherchant le mot « Quebec »). Cela m’a tout de même permis de tomber sur un article du Financial Post qui, sans ambiguïté, n’est pas en faveur du mouvement étudiant. Sous le titre « Time for Greece’s free ride to end », la chroniqueuse Diane Francis écrit :

Unruly students in Quebec are no different from the Greeks. Both have enjoyed free rides for years, both are being asked to pay their share of the tab and both are refusing to do so.
The backdrop to both situations, and likely more to come, is the Great Markdown, or the irreversible decline in living standards in developed countries due to mismanagement by democracies, debts, demographics and the success of emerging economies.
The second and third mortgages on the world’s “rich” nations means tax hikes and spending cuts in varying degrees. The protesting students and the Greeks are deadbeats, willing to go to any lengths to get out from under their share of the burden.
Obviously, the degree of discomfort is wildly variant. The Greeks are going to fall behind the Romanians in living standards in short order while the Quebec students are making a fuss over a pittance.
That makes the students, in a sense, even more irresponsible. They are protesting over inconsequential amounts that few will directly shoulder and that will, even after increases, remain the lowest fees in Canada. They are spoiled brats, fronted by kids who actually believe their “tuition crisis” is noble. Premier Charest is correct in shutting them down.

Cette opinion est-elle partagée ? J’ai été attiré par un article critiquant la méthodologie d’un sondage récent portant sur l’appui des Québécois à la crise politique actuelle. Le site de l’Observatoire des médias ACRIMED réfère au site montrealmedia qui publie un article sur la « manipulation sondagière » d’une récente Une de La Presse. Il apparaîtrait clairement que les Québécois sont en faveur de la ligne dure. Le journaliste conteste cette impression avec des arguments sur lesquels j’aimerais revenir :

  1. 800 internautes ont été interrogés par la firme CROP entre le jeudi après-midi 16 h 30, jusqu’à vendredi soir. Le journaliste critique la représentativité en soulignant que cela ne représente qu’1 Québécois sur 10 000 et conclut « peut-on sereinement affirmer que la « population  appuie massivement » lorsque 1 personne sur 10 000 a été sollicitée ? ». Ma réponse : oui, en considérant le pourcentage lié à la marge d’erreur propre à tout sondage. Dans le cas précis, cette marge s’établit à 3,45 % (pour un calcul de la marge d’erreur, on se référera à ce site et à des explications détaillées ici et ). Mais dans le cas de ce sondage Internet, il est vrai que le second point soulevé est à considérer.
  2. Le sondage n’est pas probabiliste et les répondants sont payés. Ma réponse : aujourd’hui, tous les instituts de sondage fonctionnent avec la méthode des quotas ou des panels construits à partir de répondants sur le Web. La chose est beaucoup moins chère, d’une part, et d’autre part, permet de combler des problèmes de sélection de l’échantillon. Les gens possèdent souvent plusieurs téléphones et sont difficiles à rejoindre. Le traditionnel sondage par téléphone n’est donc plus aussi fiable. La confiance dans l’utilisation des panels Web est encore loin d’être partagée dans la profession. En 2010, Claire Durand, spécialiste des sondages à l’Université de Montréal, se montrait « prudente ». Je suis de son avis, tout en reconnaissant que dans l’intérêt même des firmes, de tels sondages s’améliorent.
  3. Toute la période d’enquête n’a été faite alors que la loin finale a été adoptée. Ma réponse : il s’agit d’un argument important, mais je ne crois pas que pour la majorité des Québécois, les changements qui ont été apportés ont été si importants dans leur jugement général.
S’il y a « manipulation », elle ne vient pas du sondage lui-même, mais bien dans la sélection des résultats et dans la présentation visuelle.

Patrick Lagacé, sur son blogue, écrit une réplique générale à tous ceux qui considèrent que le journal pour lequel il travaille est vendu au gouvernement Charest. Si ce n’était que pour la caricature de Chapleau, un détour par cet article en vaut la peine…

This post is difficult to translate. I discuss the role of the international media and the surveys during the student crisis in Quebec. Some links are in French, others are in English. You can click on some of them to have a better idea. I strongly recommend to look at the Marcos Weskamp’s newsmap. It is an interesting visualisation of Google News.


Manifestation en cours

22 mai 2012

Manifestation en cours pour souligner le 100e jour du conflit étudiant et s’opposer à la loi 78 (couverture en direct sur Radio-Canada.ca et sur Twitter, suivez #manifencours). Comment réagiront les autorités ? RDI diffuse en même temps la période officielle de question à l’Assemblée nationale.

© Radio-Canada.ca


Conflit étudiant (suite)

18 mai 2012

Les choses avancent rapidement dans le cas du conflit étudiant. Le gouvernement a déposé à 20 heures un projet de loi spéciale dans le but de permettre « aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent ». La loi modifie le calendrier scolaire et prévoit des amendes importantes pour ceux qui empêchent les cours de se donner. Les députés siègent en ce moment à Québec pour adopter rapidement ce projet (ce qui est l’idée d’une loi spéciale, soit accélérer les procédures normalement prévues par le Parlement). Des manifestations ont lieu au même moment à Montréal et à Québec

De mon côté, je me suis intéressé au blogue d’une de mes amies enseignant au Cégep de l’Outaouais. Les derniers articles sont déjà vieux, mais ils expriment le sentiment de certains profs, ce que je n’ai pas encore reflété dans mon blogue. J’ai particulièrement apprécié « Ils ont voté et puis après » et « La grève étudiante – où en sommes-nous ».

The Quebec Parliament is in session at the moment for the adoption of Bill 78, « An Act to enable students to receive instruction from the postsecondary institutions they attend ». The Charest Government has decided to adopt the hard line approach. Will it be the solution? Protests are going on in Quebec and Montreal. If you read French, I encourage you to look at the blog of one of my friends. She is a teacher at the Cégep de l’Outaouais and it is interesting to read a teacher’s point of view on the crisis.


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