Journée citoyenne à Pont-à-Celles

19 mars 2016

imageDepuis janvier et jusqu’en juin prochain, j’ai été nommé membre du groupe de travail devant rédiger les référentiels (compétences terminales) relatifs au nouveau cours d’éducation à la philosophie et la citoyenneté. C’est un travail passionnant sur lequel je reviendrai. J’y rencontre aussi des gens engagés, conscients de la nécessité d’encourager le développement de la citoyenneté auprès des jeunes Belges.

Julie Monin (à gauche) avec des collègues

Julie Monin (à gauche) avec des collègues

Julie Monin, enseignante à l’Athénée royal de Pont-à-Celles, près de Charleroi, est l’une de celles-là. Elle et ses collègues organisent depuis plusieurs années une « Journée citoyenne » et elle m’a invité à observer cette journée aujourd’hui (18 mars). Je ne peux cacher mon enthousiasme face à cette initiative.
Comment s’est organisée cette journée ? En fait, les élèves de tout l’Athénée (12 à 18 ans) ont participé à des activités à la fois instructives et ludiques liées directement ou indirectement à la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Chaque élève a participé à trois ateliers, deux ateliers dits « de réflexion » et un atelier plus pratique et ludique. Chaque atelier était animé par des intervenants extérieurs et membres d’associations (Oxfam, Greenpeace, Amnesty International, Quinoa, Jeune et Citoyen…).

Un programme chargé !

Un programme chargé !

Personnellement, j’ai assisté à 3 ateliers : un dirigé par Greenpeace sur l’environnement, l’autre dirigé par la Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD) sur le terrorisme et le dernier sur « De l’injustice à la dignité » dirigé par ATD Quart Monde. Ce dernier utilisait particulièrement la méthode du jeu pour encourager les élèves à s’engager (12-14 ans).
Je retiens trois éléments de cette belle journée :

L'atelier de Greenpeace sur l'environnement

L’atelier de Greenpeace sur l’environnement

1. Les élèves ont été initiés de façon généralement novatrice à des problématiques politiques actuelles. Plus l’engagement de l’élève était direct au cours de l’atelier, plus la réflexion était manifeste (l’âge de l’élève, cependant, conditionne légèrement la réflexion lorsqu’il faut tenter de la traduire en logique politique).

L'atelier sur le terrorisme

L’atelier sur le terrorisme

2. Prendre une journée hors du cadre scolaire traditionnel socialise différemment ces jeunes (et les professeurs !). Plusieurs d’entre eux se souviendront de cette journée originale qui permet de créer un « esprit de groupe ».

L'atelier sur les injustices et la dignité (bien que l'élève soit désavantagé par rapport à une autre qui peut faire son dessin sur une table (hors photo), un observateur lui donne des feutres pour l'aider.

L’atelier sur les injustices et la dignité (bien que l’élève soit désavantagé par rapport à une autre qui peut faire son dessin sur une table (hors photo), un observateur lui donne des feutres pour l’aider.

3. La réalisation de cette journée serait impossible sans le dévouement de l’équipe de profs (souvent trop petite), et finalement de tous les collègues. Dès que j’ai vu arriver tous ces intervenants extérieurs, j’ai réalisé l’effort de coordination que demandait une telle journée. J’observais aussi en pratique cette idée que je développe depuis mon mémoire de maîtrise : l’apprentissage à la politique et à l’engagement doit se faire dans un dialogue, dans l’interaction entre les générations. C’est d’abord grâce à l’engagement de ces professeurs et de ces participants dans les associations que sera assurée l’éducation civique et citoyenne des jeunes d’aujourd’hui. Merci !

La journée s'est terminée avec un peu de danse !

La journée s’est terminée avec un peu de danse !

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Erasmus Intensive Programme, Vilnius (Lituanie)

7 mai 2014

Depuis la fin avril, je suis à Vilnius où j’accompagne un groupe d’étudiants de la Haute école de la province de Liège qui représentent la Belgique au programme intensif européen sur les Droits de l’Homme et la démocratie en Europe. Le programme dure deux semaines et les étudiants suivent les cours de professeurs du Portugal, d’Angleterre, des Pays-Bas, de Lituanie et de Turquie (en plus de ma présentation !), et les présentations de responsables d’organisations locales. Une belle expérience, en somme, où les étudiants de divers pays de l’Union peuvent échanger entre eux dans le cadre d’une ville splendide. C’est bien par les échanges et les collaborations que l’on construit l’Europe !

Étudiants participant au Programme intensif européen à Vilnius / Students in the Erasmus Intensive Programme in Vilnius

Étudiants participant au Programme intensif européen à Vilnius / Students in the Erasmus Intensive Programme in Vilnius

Since the end of April, I am in Vilnius with a group of students from the Haute école de la province de Liège. We are representing Belgium at the European Intensive Programme on Human rights and democracy in Europe. It is a two-week programme and students follow courses from teachers of Portugal, England, the Netherlands, Lithuania and Turkey (including mine!), and presentations from local organisation leaders. This programme shows how exchanges help to build Europe!


Polémiques à l’école

24 septembre 2012

Armand Colin vient de publier un nouveau livre, Polémiques à l’école, sous la direction de Geoffrey Grandjean et Grégory Piet. Cet ouvrage aborde différentes facettes de l’école comme lieu de socialisation et comme arène publique :

C’est précisément la manière dont l’école apporte sa pierre à l’édifice de l’étude du lien social qui est au coeur de cet ouvrage. Quelle est la contribution de l’école dans la façon de concevoir le vivre ensemble au sein d’une société placée sous l’autorité d’un système politique ? Pour y répondre, les auteurs montrent que l’école peut être entendue comme une arène où se rencontrent de multiples acteurs, comme un lieu de confrontation et aussi comme un lieu de socialisation. Une dimension internationale est ici privilégiée en prenant appui sur des cas français, belges, canadiens, américains, espagnols ou encore libanais.

J’apporte aussi une contribution à cet ouvrage en signant la conclusion, « L’école comme nouveau lieu de socialisation politique ». J’y profite, entre autres, pour présenter des résultats de mes recherches sur le droit de vote à 16 ans.

A new book on controversies at schools has been published, in French, by Armand Colin. I wrote its conclusion: « School as a New Agency of Political Socialisation ». My arguments are based on my research on the right to vote at 16.