Euro 2012 et nationalisme

Depuis le début de l’Euro 2012 en Pologne et en Ukraine, les drapeaux allemands se sont multipliés dans ma région. Ici, il n’est pas rare de voir des drapeaux aux fenêtres pour les kermesses, les fêtes patronales (mon village célèbre saint Jean-Baptiste ce weekend, et on voit de grandes banderoles bleues et jaunes aux fenêtres et dans les lieux publics). Mais les drapeaux allemands, c’est du sérieux. Faut-il y voir une manifestation « nationaliste » ? Au Québec, mettre un drapeau fleurdelisé dans son jardin est courant ; il en va de même pour le Stars and Stripes aux États-Unis. La chose est moins fréquente en Europe, et cela étonne un peu.

Le terme « nationalisme » n’est pas nécessairement un concept « objectif » – comme il est souvent le cas en science politique – mais exprime une conception politique située dans l’arène du débat. À la base, on y voit une

Doctrine, mouvement politique fondé sur la prise de conscience par une communauté de former une nation en raison des liens ethniques, sociaux, culturels qui unissent les membres de cette communauté et qui revendiquent le droit de former une nation autonome (Centre nationale de ressources textuelles et lexicales).

Toutefois, le caractère relatif du nationalisme me semble être le problème fondamental dans les États multinationaux : le « Canadien » considérera souvent illégitime le nationalisme québécois sans avoir de problème avec le « patriotisme » canadien ; idem, évidemment, chez les Belges (en inversant les forces linguistiques, toutefois). C’est alors que le nationalisme de « l’autre » devient xénophobie, isolement politique et culturel… Il faudra revenir sur tout cela.

À voir le contexte de l’Euro 2012, il serait périlleux de voir une forme de « nationalisme » dans tous ces drapeaux aux fenêtres et sur les voitures. Et pourtant, quand la Grèce va jouer contre la Mannschaft ce soir, les rapprochements politiques ne seront pas très loin. Comme on pouvait le lire dans la BZ de Berlin ce matin :

Aujourd’hui à 20H45, il y a un cours de rattrapage pour les Grecs sur l’euro. Les garçons, jouez la comme la chancelière: dur mais juste!

Les Grecs, de l’autre côté, aimeraient bien évidemment se venger mais, comme dans la vie politique actuelle, ils ne partent pas favoris…

Until the end of June, everything in Europe is dominated by football (soccer, if you prefer). It is quite impressive to see the German flag everywhere in cities and towns as well as on cars! Is this an expression of nationalism? In the Euro 2012, each team represents a country, so it is « normal » to support your team with the national flag. But it is a sight we don’t see often in Europe at other times … It is quite strange to see the pseudo-political interpretation of this match. And it doesn’t seem as if the Greek team would win …


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