Dernière heure : Entente

Une entente a eu lieu entre les étudiants et le Gouvernement du Québec. En voici les termes. Selon le site web de Radio-Canada, elle contient « différentes mesures [qui] atténueront la hausse des droits de scolarité« . Cette entente doit encore être ratifiée par les différentes assemblées générales. La CLASSE, l’association la plus militante, n’en fait pas encore mention dans son blogue. À suivre…

3 commentaires pour Dernière heure : Entente

  1. Les choses ont bougé très rapidement au cours des dernières heures.

    Il est vrai que l’opinion publique était, vendredi, favorable à la position du gouvernement. En fait, j’en suis plutôt surpris, car il revient à l’État d’assurer la sécurité publique et l’enseignement. Il est donc absurde de féliciter le gouvernement Charest pour son actuelle gestion de crise ! Tout cela est bien résumé par Patrick Lagacé dans sa chronique de la fin de semaine : http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/patrick-lagace/201205/04/01-4522256-la-salete-accumulee.php
    Parallèlement à cela, je crois que les gens seront moins enclins à applaudir les Libéraux lorsqu’ils auront constaté les multiples solutions qui auraient pu dénouer l’impasse actuelle. Si une entente est négociée et que celle-ci a un coût nul pour les contribuables, Charest se sera tiré dans le pied !
    De plus, il faut faire très attention, car les quotidiens ont une bien fâcheuse propension à annoncer la mort du mouvement étudiant de façon prématurée… La Presse (notamment) scandait à tort que le mouvement s’essoufflerait il y a six semaines, puis encore à Pâques. Les chroniqueurs s’étaient royalement trompés. « Jamais deux sans trois », ils se sont encore une fois empêtrés, comme en témoignent les innombrables reconductions de grève observées aujourd’hui. Le mouvement est-il terminé ? La cause est-elle perdue ? Il est encore impossible de conclure là-dessus.

    Parallèlement à cela, je dois dire que certains commentateurs politiques m’ont beaucoup fait rire au cours des derniers jours. Ainsi, plusieurs s’improvisent oracles, tel qu’André Pratte: « Les effets de cette capitulation devant l’intimidation se feront sentir longtemps après que Jean Charest aura quitté le pouvoir. » Ouf, le pauvre éditorialiste brandit l’épouvantail du chaos social. Pour certains, si le gouvernement « plie » devant ces « maudits étudiants », ce sera l’institutionnalisation de l’anarchie ! Soyons plus réalistes. Une entente entre le gouvernement et les étudiants serait bénéfique pour tous, car elle permettrait d’instaurer la paix sociale et de dispenser les cours. Y voir une « capitulation devant l’intimidation » relève de la paranoïa pure et simple. La grève actuelle n’est pas la première de l’histoire québécoise, et l’État est encore bien solide !

    La joute ne semble pas tout à fait terminée.

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