Noël au balcon, Pâques au tison…

31 mars 2012

Neige sur Signal Hill (© Bernard Fournier)

Mes amis européens s’étonnent toujours du fait que la neige peut durer jusqu’à la fin avril au Canada… Il faut dire que l’hiver fut particulièrement clément cette année. C’est pourquoi je n’ai pu éviter un petit sourire en entendant à la radio ce matin qu’une tempête de neige de 30 cm était prévu dans la péninsule d’Avalon et à Saint-Jean-de-Terre-Neuve. Cela m’a rappelé les belles conditions météo de cette région du Canada, où l’on pouvait subir les 4 saisons dans une même journée !!


Les jeunes, l’art et l’engagement

31 mars 2012

Je me fais ici le relais d’une activité fort intéressante, qui aura lieu du 16 avril au 11 mai 2012 au Théâtre de la Communauté (place Sainte-Barbe 16, à Liège). Dans la foulée des révolutions arabes et du mouvement des Indignés, des jeunes souhaitent « engager le débat » entre l’engagement et l’art : qu’est-ce que l’engagement, l’art doit-il être engagé, l’art peut-il servir de support aux résistances et aux révolutions, les jeunes sont-ils désengagés ?

La participation des jeunes à la création : Toutes ces questions, nous souhaiterions qu’elles se posent aux jeunes et par les jeunes. Au-delà des tables rondes que nous organisons hebdomadairement, il nous paraît important que les jeunes eux-mêmes participent à l’élaboration de discussions et ce, en partant d’un thème en lien avec celui de départ mais qui les interpelle, les questionne, les concerne.

Un espace informatif, interpellant, stimulant : Nous souhaiterions faire du lieu de débat un centre de documentation et de réflexion où le citoyen pourrait venir s’asseoir, être interpellé par ce qui l’entoure – un fond sonore, une exposition, des vidéos – afin qu’il puisse réagir, polémiquer, critiquer et interpeller à son tour.

Les traces : Au terme du projet, nous visons la création d’un compte rendu, une sorte de matérialisation du cheminement et des diverses rencontres, compte rendu auquel nous proposons à qui veut – jeunes, professeurs, partenaires… – de participer.

C’est une invitation.


Manifestations étudiantes

28 mars 2012

Photo © Brian Lapuz

Pendant que les étudiants québécois poursuivent leurs manifestations après le succès du 22 mars dernier (voir les photos du Devoir et de La Presse), notre ouvrage collectif sert déjà de référence ! C’est une bonne occasion. On pourra revenir sur l’effet « générationnel » de tels événements. Comme le dit bien Raymond Hudon dans cet article :

Pour ce qui est du retour en force des jeunes dans la politique, la manifestation de jeudi aura-t-elle été inutile? Plusieurs études sur ce type d’événement, souligne Raymond Hudon, démontrent que les jeunes y retiennent surtout «l’exaltation du moment», la «fraternité», le coude-à-coude et même le caractère «festif». Il insiste: «C’est pas inutile, mais il ne faut pas y voir le début d’un engagement politique à long terme.» Sauf pour certains leaders étudiants, bien sûr, qui en sont à leurs premières armes et qui ont contracté le puissant virus de la politique. Pier-André Bouchard-St-Amand a failli être candidat en 2007. Depuis, il a terminé une maîtrise et est en train de terminer un doctorat en économie. «La politique? Peut-être un jour», admet-il.

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Nouveau blogue et nouvel ouvrage !

22 mars 2012

Bonjour à tous !

Je suis très heureux d’inaugurer ce blogue par l’annonce de la publication d’un nouvel ouvrage collectif aux Presses de l’Université Laval avec mon collègue Raymond HudonEngagements citoyens et politiques de jeunes. Cette publication arrive à point nommé dans le contexte actuel des manifestations étudiantes au Québec.

Engagements citoyens et politiques de jeunes« Le diagnostic du désintérêt et du désengagement politiques des jeunes est repris ad nauseam et il est maintenant largement accepté que la réalité de l’engagement se conçoit comme débordant les frontières du champ politique à strictement parler. Cet ouvrage propose plutôt d’explorer d’autres voies pour examiner le rapport des jeunes à la politique en partageant les représentations de cette réalité entre universitaires et praticiens-intervenants – ceux-ci étant pour une bonne part engagés dans des activités d’animation au sein d’organismes publics ou d’organisations militantes – et entre jeunes et moins jeunes. Ces « alliances » contribuent à rendre plus vivants les débats autour des modes de formation et d’éducation à la « chose politique ». Faut-il privilégier l’information ou les expériences de terrain pour sensibiliser les jeunes à l’importance de la politique ? Comment trouver le meilleur équilibre d’autonomie pour les jeunes et d’encadrement par des adultes pour optimaliser l’engagement de ceux-là ? Comment assurer que le soutien d’adultes à l’action de jeunes ne soit pas perverti en tentatives de récupération servant les intérêts des premiers ? Comment convaincre les jeunes de leur intérêt à s’engager ? Quand ils s’engagent, quel intérêt y trouvent-ils effectivement ? Même partielle, cette liste de questions laisse déjà apparaître la pertinence d’une collaboration étroite entre universitaires et intervenants dans l’évaluation des efforts investis pour réduire les écarts grandissants entre une citoyenneté définie idéalement et celle vécue par les jeunes générations. »